L’effet d’une diète faible en lipides comparée à une diète faible en glucides chez des sujets atteints de chylomicronémie multifactorielle

Nov 25, 2020

08:30

Salle Guillaumet 2

30min

“Objectif: La Chylomicronémie multifactorielle (MCM) est une maladie complexe à composante génétique définie par une valeur de triglycérides (TG) ≥ 10 mmol/L. La MCM augmente considérablement le risque de pancréatites aiguës, le risque de maladie cardiovasculaire et peut causer des douleurs abdominales importantes. Actuellement, aucune étude d’intervention nutritionnelle a été réalisée dans cette population.
Afin de répondre à cette problématique, l’objectif primaire est de comparer l’effet d’une diète faible en glucides (G) par rapport à une diète faible en lipides (L) sur les concentrations de TG des patients atteints de MCM. Les objectifs secondaires sont de comparer l’effet respectif de ces 2 diètes (1) en fonction de l’existence ou non d’une mutation hétérozygote de la lipoprotéine lipase (LPL) (2) et sur d’autres paramètres cardiométaboliques incluant le bilan lipidique, la glycémie, l’insulinémie, l’HOMA-IR et le PCSK9.

Méthode: Cette étude croisée randomisée doit inclure 20 patients atteints de MCM. Chaque sujet doit suivre 2 diètes isocaloriques, une faible en glucides (G: 35%, L: 45%) et une faible en lipides (L: 20%, G: 60%), dans un ordre aléatoire, pour une durée de trois semaines chacune. Chacune des diètes est séparée d’une période de repos de 2 semaines.

Résultats préliminaires : Les résultats préliminaires (n=6) montrent une diminution des TG de 49% ± 29% pour la diète faible en lipides contre une diminution de 44% ± 32% avec la diète faible en glucides (p> 0,05). Chez les patients porteurs d’une mutation hétérozygote de la LPL on observe une meilleure réponse à la diète faible en lipides (diminution des TG de 80%) qu’à la diète faible en glucides (diminution des TG de 48%).

Conclusion: Cette étude permettra de définir la meilleure approche nutritionnelle pour les patients atteints de MCM et de personnaliser en fonction de l’existence d’autres facteurs comme une mutation hétérozygote de la LPL.
 ”

  • Manon FANTINO

    Etudiant Master

    Institut de Recherches Cliniques de Montréal / Université de Montréal, Clinique de lipides, nutrition et prévention cardiovasculaire, Canada

  • CONFERENCE EN FRANCAIS

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